Nous partons l'après-midi après avoir hésité à rester une nuit de plus. Et oui, Cedric est toujours malade et bat des records en allant aux toilettes tous les quarts d'heure.

Juste après avoir quitté Khorog nous nous arrêtons à un contrôle de police. Rien d'étonnant à ca, il y en a déjà eu tout le long du parcours depuis que nous sommes rentré au Tadjikistan. Par contre ce qui l'est plus c'est que deux policiers essaient de nous convaincre que notre permis pour la route du Pamir n'est pas valide. On proteste énergiquement. On sait qu'on est en règle et on sent l'arnaque où il va falloir payer pour passer. A ce moment là leur chef rentre dans la piece et nous propose de la vodka! On refuse en rigolant en lui expliquant que si on accepte on n'arrivera plus à rouler droit! En presence de leur chef les deux policiers nous rendent notre passeport et nous disent qu'on peut y aller. On apprendra par la suite que Frederic a rencontré ces deux  "magouilleurs" et qu'il a du leur donner 20 somonis pour passer (4 euros).

En fin de journée nous rattrapons Frédéric.

 Frédéric et Cédric

Nous faisons un bout de route ensemble jusqu'à trouver une prairie où mettre la tente. Nous sommes en train de nous installer quand deux autres cyclistes français débarquent. Nous passons la soirée à 5 et Mickael et Gael nous offrent, oh bonheur, du saucisson de France!

 Mise en place du campement

Le lendemain nous quittons Frédéric à un hôtel et nous montons à 4200m pour nous poser juste après le col. Je découvre les joies de l'altitude: mal de tête, grosse fatigue et l'impression pas si désagréable .. d'avoir pris une cuite :-)

Le genre de panneau que je déteste!


Les jours suivants nous roulons dans un désert minéral beau et austère. Ce paysage lunaire dégage une atmosphère irréelle. On a l'impression d'être au milieu de nul part et d'ailleurs c'est le cas! On voit passer une voiture toutes les 2h.

 Le point au loin c'est Cédric! J'adore ce paysage lunaire

La route du Pamir correspond a sa réputation d'être une des plus belle route du monde. L'altitude me donne un petit mal à la tête plus ou moins continu mais la route est bien plus facile que ce que je craignais. Nous restons plus ou moins à 4000m pendans ces 5 jours. Le temps est parfait par admirer toutes ces montagnes environantes et nous avancons sans efforts.

 Nous admirons le soleil se coucher. Le silence est lui aussi surréaliste, total...

On mange du yaourt de yak dans une yourte! (3 mots à retenir pour placer le y au scrabble)
Je pensais que ça serait fort mais c'est super bon. Il faut juste enlever les poils de ... Enfin, des poils quoi! :-)

Nous mangeons dans une de ces deux yourtes

Abri de fortune pour manger à l'ombre



Ps: Je n'arrive pas à ajouter des photos dans mon blog en étend ici en Chine. J'essayerai de nouveau dans quelques jours en espérant trouver une solution

Ps2: photos rajoutées le 29/10/2010
En deux semaines il s'en ait passé des trucs: parcours du Pamir avec un col à 4600m, sortie du Tadjikistan pour le Kyrgyzstan où on reste que quelques jours puis arrivée en Chine et ses transport en commun où je bas des records. J'ai enchainé 25h de bus avec 35h de train. Paradoxalement le bus était un bus couchette et le train non. J'aurais préféré l'inverse!

En Chine pour accéder à mon blog je dois payer un site qui me permet de cacher à la Chine que j'accède à un site interdit. Et oui! les blog blogspot comme le mien sont censurés! Il y a entre autre Facebook et youTube qui le sont aussi...

Je vous raconte tout ça surement à partir de demain. Là je suis à Xi'an et demain je vais aller visiter le mosolée de l'empereur Qin Shi Huang. Bref je ne m'ennuie pas. Ah oui pour info on s'est séparé Cédric et moi et on se retrouvera à l'entrée du Laos...

Une petit photo quand même: mon arrivée au col à 4600m, point culminant du voyage.


Aujourd'hui juste une petite phrase de Sylvain Tesson, voyageur au long court et écrivain :


"Vivre c'est faire de ses rêves un souvenir"





ps : Pas de texte prévus pour les 10 prochains jours.
Cédric, hier soir, était déjà bien peu en forme, mais ce matin, et pour une fois, c'est lui qui n'avance pas. De mon côté, ça ne me dérange pas, j'aime bien avancer tranquillement.


On longe pendant ces deux jours la frontiere Afghane séparée par une rivière. Il paraît que la frontière est poreuse et que la majeure partie de la drogue Afghane passe par le Tadkijistan et bien ça ne m'étonne pas ! Il suffit de traverser la rivière avec un petit canot pneumatique et hop ! On se retrouve au Tadjikistan ! Et c'est pas les quelques patrouilles de 3-4 soldats à pied qui peuvent y changer grand chose. Je sais pas si j'ai un conseil à donner aux américains, mais il faut arreter de chercher Oussama en Afghanistan :-)


Petit village Afghan à ... 100m !

Le midi on fait une petite pause dans un village à l'abri. Et oui! Il pleut ! On n'avait pas vu de pluie depuis la Turquie !

On a beau se planquer pour manger tranquillement un Tadjik vient nous voir et veut а tout pris nous aider. Il croit vraiment qu'on a besoin d'aide et part chercher dans tout le village une personne qui parle anglais pour comprendre quel est notre probleme. "Vous avez faim ? Vous avez soif ? Vous voulez rester dormir ?" A force je lui dis que Cédric est malade. C'est juste le problème du moment.

Notre sauveur tout content part à 50 m nous chercher du plantain majeur (info de Cédric) et lui demande de le manger. Pour prouver l'efficacite de la plante il nous montre une cicatrice et nous fait comprendre que la plaintin l'a aidé. Soit. Cédric s'exécute pendant que je me marre à le regarder.




En soirée on s'arrête pour acheter à manger et tous les gamins du village courent chercher leur vélo. Je suis d'humeur joueuse. Au moment de repartir j'organise une course. Au top départ tout le monde s'élance à notre poursuite.


Le gagnant est le petit à droite aux couleurs de ... Tiens ! De la France !


Le lendemain au reveil je joue avec un futur petit cycliste.




Il nous reste 60 km à faire, que Cédric termine péniblement. Il est complètement cuit.

A Khorog notre ange gardien nous aide. La première personne à qui je demande ou on pourrait trouver un médecin fiable nous repond qu'elle est l'unique médecin étranger de la ville. C'est une anglaise qui travaille pour une ONG. Elle pose toutes les questions nécessaires à Cédric puis conclu "Ok! Maintenant allons à la pharmacie!" Cédric а son traitement qu'il va devoir suivre pendant 7 jours.

Au camping on décide de rester un jour à Khorog et de raccourcir la route de 150 km en prenant un itinéraire un peu plus au nord que celui prévu. J'ai besoin de souffler et Cédric ne se sent pas capable de repartir le lendemain.
Oulala je viens de voir que cet article n'avait pas était publié!!! Je le rajoute maintenant (16 septembre) même si ça n'a pas beaucoup d'interêt...

Nous finissons assez rapidement les 600m restant pour atteindre 3250m d'altitude. On prend rapidement une photo et nous voilа dejа parti pour la longue descente.






Dans la descente nous croisons Frederic, un francais qui a pris 3 mois de vacances pour parcourir le Tadjikistan et le Kirghizistan. Nous le retrouverons un peu plus tard а Khorog.


Cedric et Frederic parlent de leurs voyages en velo


Quelques kilometres plus loin des apiculteurs nous font gouter le miel fraichement sortit de la ruche. Delicieux!

Il est 12h30 quand Cedric s'arrete prendre une photo. Il y a une superbe riviere et un coin d'herbe juste sous un arbre place idealement pour nous faire de l'ombre. Cedric me dit des que j'arrive "On repart?!" Mais non on ne repart pas! Je sais qu'on a fait que 40km et que les "objectifs" ne sont pas atteint mais arretons nous lа!
Je pars faire ma lessive dans la riviere puis je m'y lave. J'adore me laver dans l'eau froide/glace (cocher la bonne reponse) des rivieres de montagne. Une fois allonge dans l'herbe je pense а Cedric toujours un oeil sur le compteur et un autre sur la montre. Presse. Eternellement presse. Je me demande s'il est capable de saisir le plaisir de cet instant ou le fait de s'etre arrete 30 minutes avant l'heure de pause prevu le ronge. C'est une de nos plus grande difference: Cedric me semble ne pas avoir la capacite de prendre le temps alors que j'aime flaner.
Il est vrai que nous somme presse. A cause de l'attente du visa Chinois а Dushanbe nous n'avons que tres peu de temps pour effectuer le trajet dans ce pays. Nous devons le quitter au plus tard le 5 septembre.

Cette course perpetuelle me pese. On court depuis l'Iran а cause des visas qui sont toujours un peu trop court. J'aurais bien aime rester quelques jours de plus dans ce pays pour pouvoir faire des randos et pourquoi pas un 5000 mais non, nous devons faire une moyenne de 65km/j pauses comprises. Il faut donc avancer.


Ecriture de mon journal pres de la riviere
Aujourd'hui nous avons de nouveau un col à monter sur de la piste. Expérience inédite pour moi et qui s'avere vraiment fatigante. Par contre le paysage est superbe et je m'arrête souvent pour admirer la vue et prendre une photo.
Les Tadjiks nous saluent comme à leur habitude à grands coups de HELLO auxquels on repond d'un signe de la main accompagné d'un SALAM ! Nous saluons comme ça, du papi à la petite fillette, une bonne trentaine de fois par jour.
Pendant cette montée je "déguste" le paysage. J'ai le temps vue ma vitesse d'ascension à 6 km/h ! Cédric de son côté trépigne et me le fait savoir. En montagne Cédric avance bien 3 fois plus vite que moi alors que sur le plat ou les petites bosses je suis assez bien son rythme.

On passe devant une falaise qui me fait penser à l'escalade que je n'ai pas pratiquée depuis maintenant 6 mois. La reprise sera dure ...




La circulation est assez faible. Il y a principalement des 4x4 et des camions chinois qui nous depassent dans de grands nuages de poussière.



A 2 600 m nous nous arrêtons pour dormir. Le col ne sera pas pour aujourd'hui. Il est déjà tard et nous avons un bon endroit pour nous poser. Nous prenons une soupe au "restaurant" qui se trouve là et passons une bonne nuit.
C'est avec plaisir que j'ai repris la route. Je suis en forme et il fait grand beau. Nous avançons bien toute la matinée. Sur le coup de 11h nous rencontrons deux japonais qui voyagent pour 4 ans en vélo.




Pause café

Ensuite la route se dégrade pour devenir de la piste avec des passages très délicats en vélo comme le lit d'une rivière asséchée. Les galets en montée, c'est vraiment épuisant ! Par contre le paysage nous recompense de nos efforts.




Un pêcheur dans un paysage de rêve

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